La région La forêt landaise

La région
La forêt landaise

 
Le massif forestier des Landes de Gascogne est le plus grand de France et l’un des plus grands d’Europe avec une superficie d’un million d’hectares, essentiellement constitué de pins maritimes plantés par l’homme à partir du XVIIIe siècle seulement.

Avant la forêt, une terre inculte

Désertifiée par l’ensablement sur le littoral, marécageuse et porteuse du paludisme à l’intérieur des terres, la région landaise jusqu’au XIXe siècle est un territoire inhospitalier et hostile à tout développement agricole.

Y survivent dans un mode de vie rudimentaire, quelques bergers que le folklore landais a gardé en mémoire, perchés sur leurs échasses afin de surveiller leur troupeau par-dessus le marécage, vêtus de veste en peau de mouton.

Naissance d’une forêt par volonté impériale

De vaines tentatives de cultures plus ou moins originales (riz, tabac, arachides) et d’élevages sont portées par l’ambition de certains hommes d’affaires à partir de la fin du XVIIIe siècle. De ces expérimentations qui ont le mérite d’attirer le regard du pouvoir, naîtra la loi du 19 juin 1857, soutenue par l’empereur Napoléon III, qui oblige communes et propriétaires à assainir et ensemencer les Landes.
Or, seul le pin maritime pousse correctement sur ces sols arides ou trop humides. Sur le littoral, cet arbre était déjà utilisé pour fixer les dunes. À l’intérieur des terres, il est la solution idéale pour drainer l’eau des marécages.
La plantation de cette pinède se fait au détriment de l’activité pastorale. Les bergers se transforment peu à peu en résiniers. De janvier à octobre, ils piquent les arbres. Durant l’hiver, ils entretiennent la forêt.

La forêt landaise aujourd’hui

En août 1949, le massif forestier planté sans organisation préalable, est ravagé par un énorme incendie qui fait 82 morts. Plus de 50 % des arbres sont détruits. Cette fois-ci, la pinède est replantée de façon rationnelle dès 1950 et prend sa forme actuelle.
Face à la concurrence de l’étranger et des produits dérivés du pétrole, l’exploitation de la résine régresse jusqu’à disparaître complètement en 1990. Aujourd’hui, la forêt est uniquement exploitée pour son bois.
Si les tempêtes de 1999 et de 2009 lui ont fait subir de lourdes pertes, la pinède reste l’un des symboles des Landes.

L’histoire du Domaine de Millon est étroitement liée à celle de la forêt des Landes.